Article paru dans LE PARISIEN du 17 janvier 2013

C'est la faute à Le Corbusier 20Le texte de Louise Doutreligne, une immersion dans le coeur sensible des grands ensembles, la rencontre des gens qui y vivent au quotidien, des témoignages toute génération confondue.
Dans les années 60, les périphéries urbaines virent l’émergence de tours nécessaires au logement de la classe ouvrière composée d’immigrés et de provinciaux. Le chant des pelles mécaniques s’écoutait de profundis car la terre transgressée jusque dans les profondeurs de son intimité était mise à nue sous l’oeil des politiques soucieux du mal-logement. Une réalité qui n’a jamais cessé d’être, l’Abbé Pierre en fit le combat de son pélerinage et malheureusement, l’état de grâce, il ne connut point jusqu’à son dernier souffle. Des architectes comme Le Corbusier et Oscar Niemyer bâtirent non pas pour bâtir, mais pour permettre à l’homme de vivre ses rêves dans un espace où la dimension-béton peut être synonyme de liberté et de lumière.


La Cité radieuse à Marseille et la ville nouvelle de Brasilia ont été le point de départ de dynamiques sociétales redessinant l’espace urbain.
La pièce, in situ, confronte les attibuts de la théâtralogie en intégrant les formes pluridisciplinaires artistiques : la musique, le chant, la vidéo, la lecture, le jeu des comédiens. Ces performances sont le point d’interrogation de la dérive des ex paradis artificiels mêlant le social à l’humain.
Jean-Pierre Paliès intégre habilement les témoignages des habitants à la fiction surmédiatisée des cités. Les politiques se donnent bonne conscience en faisant de courtes escales en ces territoires où la promiscuité et la pauvreté gangrénent le quotidien. Quand le premier élu invite des architectes pour repenser le local social, les gens sourient de nouveau. Pour combien de temps ?
La scénographie s’articule avec subtilité dans cette pièce interactiv. L’écran vidéo bouge à l’image des projets de réaménagements du local social et des acteurs qui contribuent à le faire vivre avec des activités culturelles ethniques.
Entre réalité et prises de conscience, C’est la faute à Le Corbusier est avant tout une docu-fiction sociétale. Les personnages font preuve d’abnégation et l’humour se lit dans leurs yeux. Ce chant du monde livre à l’état brut comme le béton, ses sentiments, ses doutes et en points de suspension ses espoirs.
C’est la faute à Le Corbusier est en tounée en Ile de france jusqu’au 28 avril 2013.

Le 17 janvier 2013 par Charles Lepic

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Un commentaire pour Article paru dans LE PARISIEN du 17 janvier 2013

  1. site internet sur l’architecte chilien Guillermo Jullian de la Fuente collaborateur de Le Corbusier de 1959 à 1965.
    https://guillermojullian.wordpress.com/

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